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L'insulinothérapie

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Il s’agit de l’actuel traitement contre le diabète de type I. Ce traitement comprend deux aspects : une évaluation régulière de la glycémie et un apport adapté d’insuline. L’objectif est d’obtenir chez le sujet diabétique une glycémie moyenne inférieure à 1,5 g.L-1 ; ce seuil évite l’apparition des complications. Ensuite, il s’agit de reproduire les conditions physiologiques de la sécrétion d’insuline : une sécrétion basale continue en cas de jeûne et des pics d’insulinémie adaptés lors des repas.

L’évaluation de la glycémie est simple à réaliser : le patient prélève une goutte de sang capillaire, à l'extrémité d’un doigt ; il la place sur la bandelette d’un lecteur de glycémie. Cette évaluation est importante pour éviter les conséquences d'une hyperglycémie ou d'une hypoglycémie : la valeur mesurée de la glycémie détermine automatiquement la quantité adaptée d’insuline.

À l’heure actuelle, les insulines utilisées sont produites par génie génétique. Les médecins disposent d’une assez grande variété de préparations à base d’insuline. Elles sont classées, en particulier, selon leur délai d’action et leur durée d’action. Par exemple, les « insulines rapides » agissent en moins de 30 minutes ; leur effet est maintenu jusqu’à 6 heures ; elles sont souvent utilisées le matin. Les « insulines retard » agissent entre 1h30 et 3 heures après l’injection ; la durée d’action peut être de 24 heures ; elles sont souvent utilisées le soir.

Le patient reçoit l’insuline par injection sous-cutanée
. Le traitement peut paraître anodin, mais il est nécessaire que le patient soit bien informé sur tous les aspects de son traitement.

  • la conservation : les préparations à base d’insuline sont stables à 25°C pendant 24 à 36 mois ; les réserves doivent par contre être conservées entre 2°C et 15°C, mais sans être congelées.
  • l’injection : les « insulines rapides » sont plutôt injectées au niveau de l’abdomen alors que les « insulines retard » sont injectées au niveau des cuisses.
  • la dose et son ajustement : elle est adaptée à chaque situation personnelle en fonction de l’alimentation, de l’activité physique, de l’état de santé etc…
  • la surveillance : il est nécessaire de surveiller la glycémie afin d’éviter les risques de l’hypoglycémie provoquée par l’injection d’insuline
Plusieurs procédés d’administration existent : la seringue, le stylo injecteur, la pompe.
  • La seringue est le procédé le plus ancien,
  • le stylo injecteur est jetable ou avec des cartouches remplaçables,
  • la pompe présente l’avantage de permettre une perfusion continue (un débit de base) en dehors des repas avec la possibilité de doses supplémentaires (un bolus) en cas de besoin. Elle est programmable et peut rester en place pendant 2 à 3 jours. Elle utilise des « insulines ultra-rapides ». Il est indispensable de vérifier sa glycémie au moins 4 fois par jour et de pouvoir réagir aux messages et alarmes de la machine.

A l’heure actuelle, il existe une pompe à insuline interne, implantée sous la peau : elle délivre l’insuline directement dans la cavité péritonéale. Néanmoins cette utilisation n’est pas encore répandue.
Même si la greffe de pancréas à partir d’un donneur décédé est une possibilité, elle demeure rare : en 2004, seulement 102 personnes ont reçu une telle greffe. La greffe des seuls îlots de Langerhans deviendra peut-être, dans les années à venir, une alternative à l’insulinothérapie.

la structure primaire de l'insuline humaine (sa composition en acides aminés) la structure tridimensionnelle de l'insuline humaine

 


 

Mise à jour le Samedi, 04 Avril 2009 10:53
 
 

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