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L'homéostasie thermique

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Tout comme la composition du milieu intérieur, le pH du sang, la pression artérielle, etc…, la température corporelle est un des paramètres de l'organisme qui doit être finement contrôlé.
En effet, cette température se maintient normalement dans un intervalle étroit, entre 35,6 et 37,8°C, malgré les variations importantes de la température de l'air ambiant. Cependant cette température n'est pas la même dans tout l’organisme : la température centrale (37°C) est celle des organes situés dans les cavités crânienne, thoracique et abdominale ; elle est plus élevée que la température de surface (31 à 28 °C) c'est-à-dire celle de la peau et des extrémités où se font les échanges de chaleur avec le milieu extérieur).

Pourquoi l'homéostasie thermique est-elle importante ?
Les réactions cellulaires sont catalysées par des enzymes. L'activité catalytique de ces enzymes est optimale autour de 37°C. Une augmentation de 1°C de la température moyenne permet une accélération de 10% de l'activité enzymatique. Cependant, au-delà de cette limite supérieure, les molécules enzymatiques se dénaturent et perdent leur fonction. Des convulsions apparaissent à 41°C et la survie n'est pas possible au-delà de 43°C.
Par contre, l'organisme résiste mieux à l'hypothermie. Ce phénomène est d'ailleurs exploité pour certaines interventions chirurgicales.

Comment la température corporelle est-elle régulée ?
La température corporelle résulte de l'équilibre entre la production de chaleur et les déperditions de chaleur.
La thermogenèse provient du métabolisme cellulaire. Ce sont donc les organes les plus actifs qui produisent le plus de chaleur : au repos, ce sont le foie, le cœur, l'encéphale et les glandes endocrines. Au cours d'une activité physique, les muscles squelettiques produisent jusqu'à 40 fois plus de chaleur que les autres organes.
Les déperditions de chaleur sont assurées par trois processus : le rayonnement, la conduction et la convection et l'évaporation.

  • Le rayonnement, sous forme d'ondes infrarouges, correspond à environ 50% de la déperdition de chaleur. Comme un radiateur, le corps humain cède de la chaleur à l'air environnant lorsque celui-ci est plus froid. À l'inverse, le corps peut se réchauffer en captant la chaleur du soleil.
  • La conduction et la convection représentent entre 15 et 20% de la déperdition de chaleur. La conduction est le transfert de chaleur par contact, entre la surface du corps et l'air. L'air chauffé est ensuite soumis à la convection, c'est-à-dire au mouvement des molécules : les molécules chauffées sont remplacées par des molécules froides qui se réchauffent à leur tour, etc… Ce phénomène est amplifié par le vent ou un ventilateur qui accélèrent le mouvement de l'air.
  • L'évaporation : l'eau se transforme en vapeur d'eau à la surface du corps, en absorbant une grande quantité de chaleur. Ce phénomène est nettement accentué par certains états émotionnels et surtout par l'activité physique, et se manifeste alors par la transpiration.

Les mécanismes de la thermorégulation sont sous le contrôle de l'hypothalamus.

Mise à jour le Mardi, 15 Avril 2008 08:14
 
 

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