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J. Parkinson et A. Alzheimer

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James Parkinson (1755 – 1828)

Né à Londres en 1755, James Parkinson est le fils de John Parkinson, pharmacien et chirurgien établi à Hoxton Square, à Londres. Il étudie les disciplines considérées à son époque comme les bases de la formation d'un médecin : le grec, le latin, l'histoire naturelle et la philosophie. Il commence très jeune à s'initier, avec son père, à la pratique de la médecine générale

Dès 1784, son nom apparaît sur une liste de chirurgiens approuvée par la Corporation de Londres.
À partir de 1799, Parkinson publie de nombreux travaux médicaux, dont une recherche sur la goutte en 1795, un rapport sur un appendice gangreneux avec péritonite…
Il publie également un travail appelé Avertissements Médicaux, le premier d'une série par lesquels il vise à l'amélioration de la santé générale et du bien-être de la population. Il s'investit beaucoup en faveur de l'amélioration des conditions de vie des aliénés et de leur famille, ainsi que celles des personnels et des médecins dans les hôpitaux psychiatriques.

À côté de ses compétences dans le domaine de la médecine, Parkinson brille également comme amateur éclairé de géologie et de paléontologie.

Il est aussi connu comme membre de plusieurs sociétés politiques secrètes, dont une qui aurait projeté l'assassinat en 1794 de George III, le roi de Grande Bretagne !
L'œuvre qui l’a rendu célèbre est son "Essai sur la paralysie trépidante" publié en 1817. Il y décrit les symptômes de la maladie qui portera son nom. Dans ce essai court, Parkinson montre que les symptômes de cette maladie constituent une entité clinique. Plus tard,
Jean Martin Charcot (1825 – 1893), l'un des plus illustres médecins français de la fin du XIXe siècle, complète l'excellente description clinique de Parkinson en y ajoutant le symptôme de la rigidité. Il lui rend hommage en nommant cette pathologie "maladie de Parkinson".

Aloïs ALZHEIMER (1864 – 1915)

Né à Markbreit, en Allemagne, en 1864, Aloïs Alzheimer suit de brillantes études de médecine. En 1888, il devient médecin assistant à l'Institut de soins pour fous et épileptiques (hôpital psychiatrique) de Frankfort, avant d'en devenir le médecin-chef.

Une femme de 51 ans, "Madame Auguste D.", présentant des signes de démence précoce, est internée dans cet institut en 1901. Alzheimer l'interroge, l'observe, et note les détails de son histoire clinique : dégradation progressive des facultés cognitives, difficultés de mémoire et de compréhension, aphasie, désorientation, comportements incohérents et imprévisibles, hallucinations, confusion mentale, inaptitude psychosociale.
Après la mort de Madame Auguste D., Alzheimer procède à l'autopsie du cerveau de son ancienne patiente. Grâce à des techniques histologiques nouvelles (coloration à l'aniline, imprégnations argentiques) fournies par un collègue Franz Nissl1, il met en évidence les deux types de lésions cérébrales caractéristiques : la dégénérescence neurofibrillaire et les plaques séniles.
En 1906, Alzheimer présente ses descriptions (symptômes et histologie) de la pathologie de Madame Auguste D. aux "37e assises des médecins psychiatres de l'Allemagne du Sud-Ouest" à Tübingen, avec pour titre : "une maladie singulière de l'encéphale".
Aloïs Alzheimer s'établit à Munich et continue ses travaux scientifiques et médicaux à la Clinique psychiatrique royale, dirigée par Emil Kraepelin 2. Il publie près de 70 travaux de recherche sur divers sujets : la démence vasculaire, la déficience mentale, le delirium tremens, l’histopathologie de la psychose, etc…
Emil Kraepelin proposera l'appellation "maladie d'Alzheimer".

1 Franz Nissl, neurologue et psychiatre allemand (1860 – 1919). Il donne son nom à une technique de coloration particulièrement utilisée pour les tissus nerveux, ainsi qu'au réticulum endoplasmique rugueux contenu dans le corps cellulaire des neurones, particulièrement coloré par cette technique. (voir le thème "histologie du système nerveux" – l'ultrastructure du neurone)
2 Emil Kraepelin, psychiatre allemand (1856-1926). Il est considéré comme le fondateur de la psychiatrie scientifique moderne.

   

Sources :

http://www.medarus.org/Medecins/MedecinsTextes/aaccuemed.htm

http://www.infoscience.fr/histoire/biograph/biograph_list.php3

Sources des photographies :

http://www.nndb.com/people/591/000096303/
http://www.hippocampes.net/index_reseau-1.html
http://www.ch-charcot56.fr/histoire/biograph/charcot.htm
http://commons.wikimedia.org/wiki/Image:Portrait_of_Franz_Nissl.jpg
http://www.kliinikum.ee/psyhhiaatriakliinik/Programm/ravi/ph/20psyhhoos.htm

Mise à jour le Samedi, 12 Avril 2008 10:03
 
 

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