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Les muscles à la loupe

Zoom-culture générale

Ces organes représentent près de la moitié du poids de notre organisme. À eux seuls, les muscles squelettiques représentent 40% du poids chez un homme et 32% chez une femme. Les muscles lisses et le muscle cardiaque représentent 10 autres pour cent de notre poids.
Toutes les cellules musculaires qui constituent nos muscles présentent des analogies :

  • une capacité à se contracter,
  • un système contractile formé par des filaments épais de myosine et des filaments fins d’actine, dont l’interaction est déclenchée par une augmentation de la concentration calcique du cytosol.
  • une utilisation de l’ATP comme source d'énergie pour permettre l’activité.

En revanche, chaque catégorie de muscles présente des caractéristiques propres. Les physiologistes utilisent deux types de classement complémentaires :

  • les muscles striés (squelettiques et cardiaque) et les muscles lisses (non striés) : ils se distinguent par leur aspect au microscope
  • les muscles volontaires (squelettiques) et les muscles involontaires (lisses et cardiaque) : ils se distinguent par la nature du système nerveux mis en jeu (somatique ou autonome).

Les muscles squelettiques sont constitués par des cellules longues, de forme cylindrique. Au microscope, ces cellules présentent un aspect strié, c'est-à-dire une alternance de bandes isotropes et anisotropes. Les muscles squelettiques sont associés aux os par l’intermédiaire des tendons. Leur contraction est volontaire. Elle permet le déplacement des os par rapport à une articulation. Par conséquent, ils confèrent une mobilité à l’ensemble de l’organisme. Le corps humain compte plus de 600 muscles squelettiques, dont le trapèze, l'ischio-jambier, le gastrocnémien, les pectoraux, le zygomatique…

Les muscles lisses sont formés par des cellules de petite taille, en forme de navette. Ces fibres apparaissent non striées : les filaments épais et fins ne sont pas disposés régulièrement. Les muscles lisses sont présents dans les parois des viscères creux et les organes tubulaires. Certains muscles lisses sont auto-excitables : leurs cellules présentent un potentiel de membrane instable au repos et elles produisent spontanément un potentiel d’action. Ce potentiel gagne les cellules voisines par des jonctions communicantes, d’où une contraction en masse du muscle. Ce type de muscle lisse est localisé dans la paroi d’organes ou de viscères creux du tube digestif, dans celles des voies génitales et urinaires, dans les petits vaisseaux sanguins, ou encore le myomètre utérin. Leur contraction réduit le diamètre de la structure ou fait avancer un contenu dans cette structure. Pour d’autres muscles lisses, l’activation est provoquée par un nerf du système nerveux autonome involontaire. C’est le cas des muscles de la paroi des vaisseaux sanguins et des voies aériennes de gros diamètre, des muscles d’accommodation du cristallin, des muscles de l’iris, ou de ceux des follicules pileux qui provoquent une manifestation caractéristique de réponse au froid : la chair de poule, autrement dit l’horripilation.

Le muscle cardiaque est l’un des tissus présents au niveau du cœur. Ses cellules présentent une structure intermédiaire entre celles des muscles squelettique et lisse. Elles sont striées, comme celles du muscle squelettique. Comme certaines cellules musculaires lisses, 1% des cellules musculaires cardiaques sont capables de produire spontanément des potentiels d’action : le muscle cardiaque présente une activité auto-excitable. Ces potentiels se propagent à l’ensemble des autres cellules cardiaques : le muscle cardiaque présente une activité stimulatrice ou activité pacemaker. En cas de défaillance de ce système, un stimulateur cardiaque (un pacemaker) peut être mis en place pour accompagner le cœur.

Mise à jour le Samedi, 12 Avril 2008 09:50
 
 

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