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Le syndrome hémolytique du nouveau-né
En plus des marqueurs du système ABO, les hématies portent à leur surface plus de 20 marqueurs de groupes sanguins. Le facteur Rhésus (antigène D) représente un marqueur important en transfusion sanguine car il est très immunogène. La transfusion accidentelle de patients Rhésus négatif (Rh-) avec des hématies Rhésus positif (Rh+) provoque une immunisation, avec la production dans un premier temps d'anticorps anti-D de type IgM. Lors d'un deuxième contact avec des hématies Rh+, le patient produit alors immédiatement des anticorps anti-D de type IgG.

Cette caractéristique peut avoir des conséquences cliniques importantes chez la femme enceinte Rh- et provoquer un syndrome hémolytique du nouveau-né.

Dans le cas d'une mère Rh- enceinte pour la première fois d'un fœtus Rh+, le contact des hématies du foetus avec le sang de la mère, en particulier lors de l'accouchement, induit chez la mère la production d'antcorps anti-D de type IgM.

Au cours d'une seconde grossesse, le contact même minime avec des hématies du fœtus peut provoquer la production d'anticorps anti-D de type IgG. Ces derniers ont la propriété de traverser la barrière placentaire et de se fixer sur les hématies du fœtus, provoquant leur lyse in utero. Cette situation conduit à une anémie hémolytique grave du fœtus, puis du nouveau-né. Elle peut être fatale.

Ce type de grossesse à risque doit être pris en charge et une prévention de l'immunisation doit être entreprise. L'administration à la femme enceinte Rh- d'immunoglobulines anti-D dans les heures suivant l'accouchement permet d'éliminer les hématies éventuelles du nouveau-né par formation d'un immun-complexe, suivi de la lyse par le complément.

Mise à jour le Mercredi, 03 Juin 2009 16:47
 
 

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